Strasbourg
Mundolsheim / Open international d'échecs

Les sportifs des méninges

La section échecs du club sportif de Mundolsheim organise depuis hier son deuxième open international d'échecs au centre culturel. En lice : 192 joueurs dont quelques grosses pointures.

 Dans la salle du centre culturel de Mundolsheim, le silence se fait rapidement au démarrage de la seconde ronde de la journée. Portables éteints sous peine d'avertissement. Quelques signes de tête, des poignées de mains et l'open démarre. Au fil des tables, tous les âges, de 6 à 72 ans, entre échiquiers et pendules électroniques. Sur la scène : les vedettes.
 Les premiers échanges se traduisent par les petits coups sourds des pions déplacés, puis le rythme se ralentit rapidement. Certains joueurs se lèvent en attendant le coup de l'adversaire, d'autres ont le regard figé sur les pièces. La concentration intellectuelle est presque palpable.

Cinq grands maîtres
internationaux

 « Notre tournoi connaît un grand succès », souligne avec satisfaction le président de la section Claude Martin qui a enregistré 20 inscriptions supplémentaires par rapport à l'an dernier. L'information via internet a permis de faire venir cinq grands maîtres internationaux, notamment de Bulgarie, de Roumanie, d'Angleterre, ainsi que d'autres joueurs titrés et la fine fleur des Alsaciens. Parrainé par François Loos, cet open propose un 1er prix de 1 500 €, un second de 900 €.
 « C'est beaucoup de travail. On est sur les rotules. Je suis en train d'épuiser mon équipe », commente le président qui s'occupe avec son comité de l'intendance, hôtel et transport. « On est un club un peu bizarre. On est 70 membres licenciés, tout en restant ouvert à ceux qui veulent jouer aux échecs comme loisirs ». Cette section est en train de monter une école des jeunes et donne déjà des cours aux CE1 de l'école primaire. Elle avait absorbé, il y a deux ans, la section des joueurs PTT.
 Au fil des tables, les fronts se rident, les tics nerveux apparaissent. Bras croisés ou mains posées sous le menton à la Rodin, les joueurs fignolent leurs stratégies. « Au bout des quatre jours, la plupart des joueurs sont lessivés, et perdent jusqu'à deux kilos. Le soir, les maîtres travaillent encore sur les bases de données pour se préparer au jeu de leur adversaire du lendemain. Ils font du sport pour tenir le coup ».

D.E. Wirtz-Habermeyer

Jusqu'au 30 décembre. Au centre culturel de Mundolsheim, 1re ronde à 9 h, 2e à 14 h 30.
Édition du Jeu 28 déc. 2006
 

Concentration de rigueur pour ce 2e open international d'échecs à Mundolsheim. (Photo DNA - Alain Destouches)
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© Dernières Nouvelles d'Alsace - 2006